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Hasnae Lachgar est une artiste multidisciplinaire dont l’univers Pop Art et une tendance pour le néo-impressionnisme apportent un vent de fraîcheur dans tout ce qu’elle entreprend et crée.  De la peinture,  à la musique, au dessin, à la photographie, à la création d’accessoires de mode… sa créativité s’exprime depuis son plus jeune âge. Née en 1992 à Salé au Maroc,  son avenir promet d’être lié à son talent indéniable. Hasnae fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Casablanca où elle vit. Influencée par ses origines berbères, elle aime la couleur et n’hésite pas à en abuser. Grande adepte du jeu de détournement des codes de la société de consommation et de la culture populaire, elle travaille sur l’empreinte avec différents outils. Que ce soit un mégot de cigarette, un bouchon de liège, un morceau de bois, la trace qu’ils laissent sur le support va au-delà de la vision qu’on a de l’objet en lui-même. Elle revisite les symboles de sa culture cosmopolite, acteurs, chanteurs, réalisateurs… mêlés à des coupures de journaux.  Son thème de prédilection reste le portrait.
L’Eclectique a un coup de cœur pour cette artiste  et vous propose de la découvrir à travers son interview “Art de Vivre” et une série de photos de ses peintures.

 

Hasnae Lachgar, artiste

Hasnae Lachgar, artiste

 

Vous vous sentez plutôt cosmopolite ou éclectique ?

Les deux je dirais. Je suis marocaine de naissance, mais je me considère comme une citoyenne du monde. J’ai suivi des études dans un lycée français, ma mode est new new-yorkaise, mon café colombien et mon art est un peu un mélange de tout ça.

Quelle est votre plus grande source d’inspiration ?

Pour moi, tout est prétexte à la création. Ça peut être un beau vêtement, une chanson qui passe à la radio ou encore un dessert.

Qu’est-ce que qui vous coupe de votre inspiration ?

L’inspiration est toujours présente. Comme disait Nietzsche « l’imagination du bon artiste, ou penseur, ne cesse pas de produire, du bon, du médiocre et du mauvais ».

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© Hasnae Lachgar

 

Casablanca pour vous en un seul mot ?

Magique.

Quel est votre lieu préféré à Casablanca ?

Dar Bouazza, c’est un endroit paisible à proximité de la ville. Quand on a envie d’échapper au stress de la ville, c’est l’idéal. On peut y surfer, se baigner ou encore faire une balade à cheval.

S’il y avait un seul lieu à visiter à Casablanca, lequel ?

Sans hésiter, le toit de la Cathédrale du Sacré-Cœur avec une vue imprenable sur toute la ville. Ça vaut le détour.

Ce que vous aimez beaucoup moins à Casablanca ?

Les embouteillages, les gens stressés et désagréables.

Quelle autre ville aimez-vous au Maroc ? En quelques mots pourquoi ?

 Tafraout, ma ville d’origine. Une ville authentique avec des paysages uniques qui lui donnent un charme particulier. Je m’y sens chez moi, les gens y sont adorables et très accueillants. On peut se balader au milieu des rochers peints par l’artiste belge Jean Vérame ou se baigner dans les petites oasis montagnardes de la Vallée D’Ait Mansour. C’est un véritable havre de paix pour la casablancaise stressée que je suis.

A quel moment chantez-vous ?

Tout le temps ! Quand je suis triste, heureuse, préoccupée ou encore en manque d’inspiration. C’est un moyen pour moi de me défouler. Il suffit que je joue quelques accords et je me sens mieux.

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© Hasnae Lachgar

 

La création est-ce un voyage pour vous ?

Totalement ! Je me laisse porter par l’expérimentation et j’attends de voir où ça me mène.

Quel est votre art de vivre ?

Mon art de vivre, c’est l’art ! Musique, dessin, photographie, mode tout ce qui me permet de m’exprimer est vital pour moi.

La ville qui vous attire le plus ? Pourquoi ?

Berlin ! C’est la capitale mondiale de l’art.

La musique qui vous parle le plus ?

Le Rock Anglais des années 60. Je suis une grande fan des Stones, de Pink Floyd ou encore des Beatles.

Il y a-t-il une langue qui vous attire plus qu’une autre ? Laquelle ?

L’anglais, j’aime son aspect international. L’idée de pouvoir aller n’importe où dans le monde et découvrir de nouvelles cultures sans la barrière de la langue.

Avez-vous une admiration particulière pour un artiste ?

Andy Warhol, le précurseur du Pop Art. Il a été l’un des premiers à jouer avec les codes. Il s’est approprié des emblèmes de la culture populaire américaine et en a fait de véritables chefs d’œuvre. Je parle de l’idée de mécaniser l’art, la photographie au même titre que l’industrie c’est brillant et assez osé pour l’époque. C’est le roi de l’anticonformisme et de la controverse. J’aurais aimé le rencontrer à l’époque du Studio 54.

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© Hasnae Lachgar

 

Avec qui aimeriez-vous avoir un entretien ?

Andy Warhol, le roi de la controverse.

Pourquoi préférez-vous le portrait ?

Ce qui me plait dans le portrait c’est qu’il permet d’enregistrer une image fidèle du sujet. A travers lui, on peut transmettre beaucoup d’émotions : un regard, une posture, une micro expression. Comme on dit les yeux sont la fenêtre de l’âme.

Vous travaillez actuellement sur une série de portraits de la femme marocaine. Pourquoi avez-vous choisi la femme marocaine comme sujet ? Est-ce de la peinture ou autre ?

J’ai choisi de me focaliser sur la femme marocaine car j’en suis une. Bien loin de tous les stéréotypes dont on l’accable, la femme marocaine est une femme forte indépendante et c’est comme ça que je veux la montrer. On a souvent cette image de l a femme arabe soumise, passive et dépendante des hommes. Je ne suis pas d’accord, tous les jours je vois des femmes qui n’ont pas peur d’avancer et de s’imposer dans la société.

Dans cette série, j’ai choisi de d’utiliser une technique mixte. Un mélange de peinture et de collage auxquels j’ajouterai également des installations.

Qu’en est-il de votre jeu de détournement ?

 Mon art est pour moi un moyen de communication. J’aime m’exprimer à travers mes œuvres sur certains faits divers, certains stéréotypes véhiculés par la société. J’essaie d’employer des techniques diverses mégots de cigarette, bouchons de bouteilles, pochoirs, superpositions de journaux pour situer mes œuvres dans un contexte anachronique.
J’ai d’abord mis à l’honneur les personnalités qui m’inspirent, maintenant je tente à travers mon travail de chambouler la conscience collective sur l’image véhiculée par la femme arabe.

Pour découvrir le compte SoundCloud de Hasnae Lachgar au répertoire éclectique

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