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À l’occasion de l’événement artistique multidisciplinaire L’Afrique en Capitale qui se tient à Rabat au Maroc depuis le 28 mars 2017, célébrant la culture contemporaine africaine, L’Eclectique à découvert le travail de l’artiste tunisien Wahib Chehata dans le cadre de l’exposition Présence Commune présentée par la fondation Montresso* au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat et sur le parvis extérieur jusqu’au 28 avril 2017.

 

Wahib Chehata est un artiste-photographe né en 1968 à Sousse. Ses photos bousculent les normes artistiques et constituent sa signature artistique atypique remarquée sur sa série Renaissance présentée au public pour la première fois à l’occasion de cet événement artistique positionnant Rabat comme une grande capitale culturelle africaine.

Triptyque

 

Wahib Chehata, artiste

Habité par la peinture de Caravage, Turner et Delacroix, l’artiste construit ses photographies telles des peintures, attendant des heures l’idéale lumière qui délaissera le sujet de toute considération raciale, sociale ou ethnique. Ses œuvres sont abordées au travers de deux angles complémentaires: les scènes et les portraits. Wahib a élu domicile au Mali depuis 2014. Sa recherche des origines l’emmène dans ce pays où il installe son son studio. De ses rencontres et partages, naît la série Renaissance, en hommage à la ville des lumières :Tombouctou. Les scènes et les portraits présentés évoquent l’Afrique du côté du sacré. L’artiste invente une nouvelle mythologie et révèle dans ses œuvres la noblesse de ses sujets. En revisitant les grands thèmes de la Renaissance occidentale, il convoque « l’Afrique du côté de la lumière et de la splendeur.»

 

Mater

 

Ses narrations artistiques sont révélatrices d’histoires, d’influences et d’échanges. Les œuvres de Wahib sont souvent antagonistes et associent le vice à la vertu, les aubes primordiales au fracas apocalyptique, le fantastique au concret. Il estime que l’art ne doit pas apporter de réponses mais poser les bases d’interrogations intéressant le genre humain dans son ensemble.

Motherless

 

Les photos nous interpellent par l’ambiance sombre venant aussi leur donner un caractère presque cinématographique. Une atmosphère dépouillée mais chargée à la fois où les visages et les corps des sujets nous rendent l’intensité de leurs vies. Cette série Renaissance apparaît comme une invitation à explorer les multitudes de l’Afrique à travers l’œil d’un artiste ayant aussi un lien d’appartenance à ce continent.

 

Triptyque

 

Wahib Chehata est un hôte régulier de la résidence d’artistes Jardin Rouge à Marrakech. Lien pour découvrir la Fondation Montresso* & le Jardin Rouge

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