Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on TumblrShare on LinkedInEmail this to someone

L’Eclectique vous propose de découvrir MEVOK, artiste marocain qui fait du graffiti à Tanger.

La création artistique au Maroc  s’illustre aussi dans le  Street Art, l’art urbain. La capitale Rabat a d’ailleurs mis à l’honneur cet art l’an dernier lors de l’exposition Jidar au nouveau Musée Mohamed VI d’art moderne et contemporain. À cette occasion des artistes avaient réalisé des peintures ou des fresques sur les murs de la capitale. Le Jidar avait d’ailleurs l’ambition d’inscrire Rabat dans le circuit international du Street Art. Le graffiti est une  forme d’expression populaire et artistique dont la particularité est son lieu de création: la rue. Souvent prohibé dans les villes, le graffiti est un art dont les auteurs restent souvent inconnus du grand public. Les créations de l’artiste Banksy sont très connues à l’international mais la véritable identité de Banksy reste un mystère qui suscite de nombreuses spéculations. Au Maroc, de nombreux artistes s’illustrent dans cet art et en particulier à Casablanca où se tient chaque année L’Boulevard Festival qui réunit des graffeurs du Maroc et d’autres pays.

IMG-20160306-WA0014

Le point d’ironie réalisé sur un mur à Tanger par MEVOK

L’Eclectique est parti en reportage à Tanger pour faire un focus sur l’art du graffiti dans le nord du Maroc. Nous avons pu rencontrer l’artiste MEVOK par l’intermédiaire de l’artiste musicien Afrosoul. Un dimanche après-midi, nous l’avons rejoint puis il nous a emmené à un endroit en plein centre ville de Tanger entre deux immeubles où il vient parfois graffer sur les murs.
MEVOK est un jeune artiste tangérois qui souhaite garder l’anonymat. Originaire d’un  milieu modeste, l’artiste est passionné de graffitis avec une très bonne connaissance de cet art et des artistes au Maroc et à l’international. D’une humilité désarmante, MEVOK  insiste sur le fait qu’il fait du graffiti uniquement par passion. Chaque graffiti est pour lui un instant de liberté et de bonheur. Il peut prendre parfois plusieurs heures pour réaliser une création graffiti sur un mur.  Il fait des études à Tanger et il accepte des petits boulots afin de pouvoir acheter ses bombes de peintures pour graffer. Les bombes de peinture ne peuvent s’acheter qu’à Casablanca au prix de 85 dirhams l’unité (environ 8,50 euros), ce qui représente un coût élevé au Maroc. MEVOK relève tous ces défis pour son art avec le sourire. Il rêve de travailler de façon indépendante dans le domaine artistique car comme il dit: “être salarié, ce n’est pas pour moi”.  Pour partager avec nous son talent, il signe cette rencontre avec la réalisation improvisée du Point d’ironie.

sign

 

397086_237174153024490_714823584_n (2)

 

321

 

8

 

 

7

6

 

5

4

 

 

IMG-20160306-WA0016

 

 

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on TumblrShare on LinkedInEmail this to someone
Sarah Anouar
Journaliste & rédactrice indépendante, Travel & Culture Writer

Fondatrice de L'Eclectique, subjuguée par l'écriture, les voyages, la Movida d'Espagne & l'anglais. Empowerment Coaching
Auteure du roman "Subjuguer me fascine"
"Two roads diverged in a wood and I - I took the one less travelled by and, that has made all the difference" - Robert Frost