Wear your Soul & He(art)

Stop wasting time, cause you have a limited amount of time! – Sarah Anouar

“Soyez-vous mêmes tous les autres sont déjà pris.” – Oscar Wilde

“When your personality comes to serve the energy of your soul, that is authentic empowerment” – Gary Zukav

“Le besoin de créer est dans l’âme comme le besoin de manger dans le corps.” – Christian Bobin

Find your lane & own it. If you can’t find it, create it. – Sarah Anouar

“Be full of yourself” – Oprah Winfrey

“If you have life, you have purpose.” – Caroline Myss

“Ignore conventional wisdom” – Tony Robbins

“There is no magic moment coming in the future it will be ok for you to start… START NOW!” – Mastin Kipp

Leila Slimani, écrivaine & lauréate du prix La Mamounia 2015

Leila Slimani, écrivaine & lauréate du prix La Mamounia 2015

La sixième édition du Prix Littéraire La Mamounia vient d’être clôturée ce dimanche 20 septembre 2015. Cinq romans d’auteurs marocains étaient en lice pour cette édition: Dans le jardin de l’Ogre de Leila Slimani, (Ed. Gallimard), Quand Adam a décidé de vivre de Rachid Khaless (Ed. La croisée des chemins), Pour tout l’Or de Casablanca d’Imane Robelin (Editons Henry), Nous n’irons pas tous au Paradis de Maria Guessous (Ed. Afrique Orient), et A l’ombre de l’eucalyptus de Najib Redouane (Ed. L’Harmattan). Les ouvrages sélectionnés ont été publiés entre juin 2014 et août 2015.

Un jury francophone international composé de sept personnalités littéraires de renom a départagé les cinq candidats. Présidé par la romancière française Christine Orban, il est composé de l’écrivain américain Douglas Kennedy, de l’écrivain marocain Réda Dalil, rédacteur en chef du magazine Le Temps et lauréat du Prix La Mamounia 2014, de l’écrivain marocain, également lauréat du même prix en 2012, Mohamed Nedali, de l’écrivain franco-congolais, fait Chevalier de la légion d’Honneur en 2010 Alain Mabanckou, de Vincent Engel, écrivain, chroniqueur et professeur universitaire belge de littérature et d’histoire contemporaines, et Karima Yatribi, professeur universitaire émérite et critique littéraire.

La présidente Christine Orban a rappelé pendant la conférence de presse que les cinq livres en lice ont été lus avec beaucoup d’attention, que tous ont des qualités et que faire partie de la sélection finale est déjà une consécration en elle-même. Elle a aussi encouragé les candidats à continuer d’écrire, à se faire lire par d’autres avant publication, à écouter les remarques, à ne pas hésiter à « sabrer dans le texte » quand il le faut… A la fin de son intervention, la présidente a regretté le fait que certains livres manquent d’encadrement éditorial – une remarque relevée par tous les membres du jury.

Le lauréat de cette sixième édition est, pour la première fois, une lauréate : Leila Slimani pour son roman Dans le jardin de l’ogre publié chez Gallimard. Désigné à l’unanimité des voix, ce premier roman de l’écrivaine marocaine a été sélectionné pour « l’originalité du sujet, la qualité de l’écriture, la maîtrise des techniques romanesques et l’audace de l’écrivaine ».

livre Leila SlimaniDans le jardin de l’ogre est l’histoire d’une jeune femme, Adèle, journaliste de métier, mariée à un médecin, Richard, un couple parisien, heureux en apparence. Adèle est atteinte d’une boulimie sexuelle qui fait qu’« elle ne peut plus penser qu’à ça ». La première partie du livre est une succession d’aventures accomplies sous l’effet d’une voracité sexuelle, d’une lubricité sans aucun intérêt à première vue. Mais au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture du récit, on se rend compte qu’il s’agit en fait d’une histoire dramatique, celle d’un corps en quête d’absolu, une pathologie grave, une descente aux enfers, pour tout dire. Et le lecteur finit par sympathiser avec l’héroïne, ou plutôt l’anti-héroïne. Un livre osé, dans la foulée du film Much Loved de Nabil Ayouch – censuré au pays, et qui traite d’une thématique nouvelle dans l’histoire de la littérature marocaine d’expression française.

Le Prix la Mamounia est, de loin, la plus haute distinction littéraire au Maroc : il est doté d’un chèque de 200 000 dirhams (20.000 euros), d’une sculpture de valeur créée par le brillantissime Yahya ainsi que d’un billet d’avion pour deux personnes pour une destination laissée au choix du lauréat. Le billet est offert par la RAM. Les organisateurs, une équipe d’hommes et de femmes intelligents et dynamiques, assurent également à ce prix une couverture médiatique internationale. Il convient enfin de rappeler que le prix de cette année s’est déroulé dans une ambiance festive, le palace la Mamounia venant d’être élu par le magazine Conde Nast Traveller UK  Meilleur Hôtel au Monde Readers’ Choice 2015 et Meilleur Hôtel Moyen-Orient et Afrique Readers’c Choice 2015, un titre que jamais un palace marocain ni africain n’avait obtenu.

Mohamed Nedali, écrivain, lauréat (2012) et membre du jury du prix La Mamounia

Mohamed Nedali, écrivain& membre du jury du prix La Mamounia

Mohamed Nedali est écrivain  du Maroc. Professeur de français à Tahannaoute dans la région de Marrakech, il est notamment l’auteur de “Grâce à Jean de La Fontaine”, roman, Casablanca, Le Fennec, 2004. “Triste jeunesse”, roman, Casablanca, Le Fennec, 2012 (Prix de La Mamounia 2012). Le Jardin des Pleurs, roman, Casablanca & France, Le Fennec et  éditions de l’aube, 2014. Ses romans rencontrent un vif succès auprès du public et lui ont notamment valu le Prix Grand Atlas en 2005 et le Prix littéraire de la Mamounia en 2012.

 

 

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